Eau bactériostatique : à quoi elle sert, où l’acheter et à quel prix
L’eau bactériostatique (« eau BAC », en anglais bacteriostatic water) est le solvant de référence pour reconstituer un peptide lyophilisé en laboratoire. Voici ce qu’elle contient, ce qui la distingue de l’eau stérile, s’il est possible d’en trouver en pharmacie, comment la conserver et combien elle coûte.
Eau bactériostatique 3 ml – 5 €Pack Reconstitution – 14,90 €Packs peptide + kit
Qu’est-ce que l’eau bactériostatique ?
C’est de l’eau stérile pour préparations injectables à laquelle on a ajouté 0,9 % d’alcool benzylique. Cet alcool est un agent bactériostatique : il ne stérilise pas, mais il empêche les bactéries de se multiplier si elles pénètrent dans le flacon lors d’un prélèvement. C’est ce qui permet de piquer le même flacon plusieurs fois, là où une eau stérile sans conservateur doit être utilisée en une seule fois.
On la trouve sous les noms eau bactériostatique, eau BAC, BAC water ou BWFI (Bacteriostatic Water for Injection).
Eau bactériostatique, eau stérile, sérum physiologique : les différences
| Liquide | Composition | Après ouverture | Pour reconstituer un peptide |
|---|---|---|---|
| Eau bactériostatique | Eau stérile + 0,9 % d’alcool benzylique | Plusieurs prélèvements, environ 28 jours | Solvant de référence |
| Eau pour préparations injectables (EPPI) | Eau stérile, sans conservateur | Usage unique, à jeter après ouverture | Possible, mais la solution doit être utilisée rapidement |
| Sérum physiologique | Eau stérile + 0,9 % de chlorure de sodium | Usage unique | Contient du sel : à éviter sans donnée de compatibilité |
| Eau distillée, déminéralisée ou du robinet | Non stérile | — | À proscrire : risque de contamination |
Pour faire le calcul avec votre flacon, et le convertir en graduations de seringue : calculateur de reconstitution.
Les alternatives à l’eau bactériostatique, et quand les utiliser
- Acide acétique dilué (environ 0,6 %, soit 0,1 M), stérile : pour les peptides qui se dissolvent mal dans l’eau neutre ou précipitent à pH neutre, souvent des peptides basiques. Il abaisse légèrement le pH et améliore leur solubilité.
- PBS (tampon phosphate salin) : utilisé dans certains protocoles de culture cellulaire. Sans conservateur, la solution doit être utilisée rapidement.
- DMSO à faible concentration (en général 10 % ou moins dans de l’eau stérile) : réservé aux peptides très hydrophobes, rarement nécessaire. Il est lui-même biologiquement actif et peut influencer les résultats d’une expérience.
Pour la grande majorité des peptides de recherche (retatrutide, GHK-Cu, NAD+, tesamorelin…), l’eau bactériostatique reste le solvant de référence.
Trouve-t-on de l’eau bactériostatique en pharmacie ?
Rarement. En France, les pharmacies proposent surtout de l’eau pour préparations injectables (ampoules ou flacons sans conservateur, à usage unique) et du sérum physiologique. L’eau bactériostatique additionnée d’alcool benzylique n’y est pas un produit courant : si vous en cherchez, demandez à votre pharmacien, mais elle s’achète le plus souvent en ligne, auprès des fournisseurs de matériel de laboratoire et de peptides de recherche.
Ce qu’il faut vérifier avant d’acheter : la mention 0,9 % d’alcool benzylique, un flacon scellé avec bouchon perçable (septum), une date de péremption lisible et un volume adapté à votre usage.
À quoi sert l’eau bactériostatique en laboratoire ?
Les peptides de recherche sont livrés sous forme de poudre lyophilisée, plus stable pour le transport et le stockage. Pour les manipuler, on les remet en solution : c’est la reconstitution. On ajoute un volume connu d’eau bactériostatique dans le flacon, ce qui fixe la concentration de la solution (par exemple 2 ml dans un flacon de 10 mg donnent 5 mg/ml).
Les bonnes pratiques : désinfecter le bouchon des deux flacons avec un tampon, introduire l’eau lentement contre la paroi du flacon, puis faire tourner doucement jusqu’à dissolution complète, sans secouer. Nos pages retatrutide et guide du retatrutide détaillent la conservation du peptide une fois reconstitué.
Volume d’eau et concentration obtenue
Le volume d’eau bactériostatique ajouté ne change pas la quantité de peptide dans le flacon : il fixe seulement la concentration de la solution, selon la formule concentration (mg/ml) = masse du peptide (mg) ÷ volume d’eau (ml).
| Peptide dans le flacon | Eau ajoutée | Concentration |
|---|---|---|
| 5 mg | 1 ml | 5 mg/ml |
| 5 mg | 2 ml | 2,5 mg/ml |
| 10 mg | 2 ml | 5 mg/ml |
| 10 mg | 3 ml | 3,33 mg/ml |
| 20 mg | 2 ml | 10 mg/ml |
| 20 mg | 3 ml | 6,67 mg/ml |
Pour le reste de la reconstitution (stabilité, conservation du peptide en solution), voir notre guide de la reconstitution d’un peptide lyophilisé.
Comment conserver l’eau bactériostatique ?
- Flacon fermé : à température ambiante, à l’abri de la lumière, jusqu’à la date de péremption.
- Flacon entamé : généralement 28 jours après le premier prélèvement. Notez la date d’ouverture sur le flacon.
- Ne pas congeler, ne pas utiliser une eau trouble ou qui contient des particules.
Quel volume choisir : 3 ml ou 10 ml ?
Un flacon de 3 ml suffit en général pour reconstituer un flacon de peptide, avec une marge pour la manipulation. Un flacon de 10 ml sert pour plusieurs reconstitutions rapprochées, mais l’eau entamée se garde environ 28 jours : au-delà, le reste est perdu. Pour un ou deux flacons de peptide par mois, le petit format évite le gaspillage.
Prix de l’eau bactériostatique
Chez les vendeurs de peptides en ligne, le flacon d’eau bactériostatique seul coûte environ 10 à 13 € (3 à 10 ml), hors frais de port (relevé du 24 octobre 2026). Commandée seule, elle supporte donc souvent des frais d’expédition presque aussi élevés que son prix. Chez MyPeptide, le flacon de 3 ml est à 5 € : eau bactériostatique 3 ml, à ajouter à une commande de peptide pour un seul forfait de livraison.
1 flacon d’eau bactériostatique 3 ml (alcool benzylique 0,9 %), 1 seringue de reconstitution, 10 seringues graduées 31G 6 mm, 2 paires de gants nitrile et des tampons désinfectants. Ajoutez-le à une commande de peptide : un seul forfait de livraison de 10 € pour toute la commande, expédition depuis l’Union européenne.
Voir le Pack ReconstitutionRetatrutide 10 mg + kit (Pack R10) – 69,90 €
Pour un peptide et son matériel en une fois, les packs incluent déjà l’eau bactériostatique : Pack R10 (69,90 €), Pack R20 (109,90 €), GLOW1 et GLOW2.
Questions fréquentes
Où acheter de l’eau bactériostatique ?
En France, elle s’achète surtout en ligne, chez les fournisseurs de matériel de laboratoire et de peptides de recherche : les pharmacies proposent plutôt de l’eau pour préparations injectables sans conservateur. Chez MyPeptide, elle est vendue seule (flacon de 3 ml à 5 €) ou dans le Pack Reconstitution (flacon de 3 ml, seringues, gants et tampons) à 14,90 €, expédiée depuis l’Union européenne.
Quelle différence entre l’eau bactériostatique et l’eau stérile ?
Les deux sont stériles. L’eau bactériostatique contient en plus 0,9 % d’alcool benzylique, qui freine la prolifération des bactéries : le flacon peut être piqué plusieurs fois et se conserve environ 28 jours après ouverture. L’eau stérile pour préparations injectables, sans conservateur, est à usage unique.
Combien de temps se conserve l’eau bactériostatique après ouverture ?
Généralement 28 jours après le premier prélèvement, à l’abri de la lumière. Fermée, elle se garde jusqu’à la date indiquée sur le flacon, à température ambiante.
Peut-on remplacer l’eau bactériostatique par de l’eau du robinet ou de l’eau distillée ?
Non. Ni l’eau du robinet ni l’eau distillée ou déminéralisée ne sont stériles : elles peuvent contaminer la solution. Pour reconstituer un peptide lyophilisé, on utilise une eau stérile, de préférence bactériostatique.
Quelle quantité d’eau bactériostatique faut-il pour un flacon de peptide ?
Le volume d’eau ne change pas la quantité de peptide, seulement sa concentration : 1 ml dans un flacon de 10 mg donne 10 mg/ml, 2 ml donnent 5 mg/ml. Un flacon de 3 ml suffit en général pour reconstituer un flacon de peptide, et limite la perte puisque l’eau entamée se garde environ 28 jours.
Matériel destiné à un usage de laboratoire et de recherche uniquement.
